Cheminement post-universitaire

À la mi-août, j’aurai complété mon troisième et dernier stage requis à la complétion de mon baccalauréat régime coopératif. Il ne me restera que deux sessions de cours, une à l’automne, une à l’hiver, composées respectivement de 5 et 4 cours de 3 crédits chacun, ou équivalent. Et ainsi arrive la question fatidique : que faire ensuite? Aller sur le marcher du travail, possiblement pour une des entreprises où j’ai fait mes stages, ou continuer à apprendre dans un milieu scolair que ce soit au premier ou deuxième cycle universitaire? Read More »

Stage chez IBM

Ça fait maintenant 2 semaines que je travaille pour IBM, plus spécifiquement à l’usine située à Bromont. Je suis donc en mesure d’exprimer plus clairement mon mandat et définir des choses que je souhaite revoir ou non lors de stages ou emplois subséquents. Je vais aussi suivre le découpage d’un ami présentant son stage.

Entreprise

Je crois qu’IBM n’est plus à présenter. L’entreprise est installée dans plusieurs pays et est de taille colossale. Pour vous donner une idée, le nombre d’employés à l’usine de Bromont seulement rejoint le nombre d’habitant d’un village, voir petite ville (tout dépend de votre définition de petite ville) et sont répartis sur 5 quarts de travail (3 quarts en semaine et 2 la fin de semaine).

L’usine, située dans le quartier industriel un peu à l’ouest de la montagne, fabrique des microcontrôleurs de diverses natures pour des entreprises tout aussi disparates. À l’embauche, chaque employé doit lire et accepter un document de règles de conduites des affaires et suivre une formation. Dans mon cas, la formation s’est échelonnée sur 1 journée et demie de travail et couvrait un vaste ensemble de sujets propre aux activités de l’usine. J’ai aussi été faire un tour sur une ligne de montage afin de me familiariser avec les types d’appareils.

Environnement de travail

De par la taille de l’entreprise, je savais que l’ambiance allait être totalement différente de chez Akoha où j’ai fait mes 2 premiers stages. On oublie les bureaux à aire ouverte et on fait place aux fameux cubicules faits de cloisons amovibles. Chaque section accueille 4 personnes généralement d’une même équipe, chacune faisant face à un coin. Il est donc facile de se retourner pour discutter à voix haute. Par contre, vu le nombre d’employés, il faut réduire au minimum les “réunions de fortunes” dans les aires ouvertes. J’ai constaté que beaucoup n’ont pas l’habileté de se concentrer lorsqu’il y a le moindre bruit et beaucoup portent des bouchons pour atténuer les nuisances sonores.

L’horaire de travail est quand même assez flexible : on doit se présenter entre 7 et 9 heure le matin et on doit compléter notre 8 heures durant la journée. Par contre, on peut arranger avec notre superviseur la possibilité de partir plus tôt et de reprendre nos heures selon le cas. La flexibilité de l’horaire en matiné est parfaite pour moi, car j’ai décidé de rester à Sherbrooke pour l’été. Je dois donc faire 45 minutes de co-voiturage soir et matin.

L’entreprise fait vraiment beaucoup d’efforts pour minimiser sa consommation. D’ailleurs, on peut le constater en regardant, par exemple, le prix qu’Hydro-Québec lui a décerné pour avoir économisé de l’électricité. IBM inciste énormément pour que chacun des employés fasse sa part. Partout, il y a des bacs à recyclage et à composte diminuant ainsi le nombre de déchets. Ça m’a surpris de voir de telles mesures. Un site Intranet est également disponible aux employés pour faciliter le co-voiturage.

Une autre chose qui m’a surprise est que bien que beaucoup de communications à l’extérieur de l’usine soit en anglais, je n’ai aucunement, durant mes 2 premières semaines de stage, eu à parler en anglais. Ça fait un énorme contraste avec mon emploi précédent où le milieu de travail était intrinsèquement bilingue.

Tâches

Je travaille avec l’équipe de forage de données et de signalement (data mining et reporting) pour la section de puces retournées (flip-chip). J’ai deux ordinateurs personnels à ma disposition : un sous Windows qui m’a été fourni et un sous Linux que j’ai dû installer et configurer moi-même. L’équipe croit en Linux et que son utilisation quotidienne ait apporté un gain positif.

Mon travail est donc d’aider l’équipe dans leurs besoins en informatique que ce soit en fournissant des outils nouveaux ou en améliorant ceux qui sont déjà à leur disposition. Ces outils servent à automatiser l’extraction de données et à produire des rapports et doivent constamment être mis-à-jour, ne serait-ce que pour supporter de nouveaux équipements ou améliorer les processus.

J’utilise principalement Python, mais il n’est pas rare que l’équipe se serve de R (en) ou autres. L’engin de base de données principalement utilisé est, bien entendu, DB2.

Conclusion

Il est encore trop tôt pour dire si je préfère la vie de stage dans une startup ou dans une très grosse entreprise et l’expérience est totalement différente. Je n’ai pas encore déterminé toutes les choses que je voulais accomplir pendant les 15 semaines de stage (chose que je devrai faire incessament). Par contre, c’est la première fois que je reste aussi loin de mon lieu de travail, pour un stage du moins. Bien que j’aie l’avantage de ne pas subir deux déménagements en très peu de temps, il y a de nets désavantages. Mais somme toute, j’apprécie grandement jusqu’à maintenant l’univers différent dans lequel je suis placé et j’espère que j”en retirerai tout autant de bénéfices que j’ai eus durant mes stages précédents.

Plateforme musicale en ligne, sociale.

Je serai en stage tout l’été, mais déjà je pense au(x) projet(s) de fin de baccalauréat que j’aurai à faire durant mes deux dernières sessions qui suivront. J’ai donc commencé cette semaine à regarder les projets des sessions précédentes réalisés à l’Université de Sherbrooke pour me donner une idée. Malheureusement, je constate qu’aucun semble tirer profit des dernières tendances Web : l’aspect social, le contenu généré par les utilisateurs, la philosophie du libre, et j’en passe. Je vais donc présenter ici, afin de recevoir commentaires et suggestions, une de mes idées.

Récemment, Libre.FM est apparu. Ce service se veut, essentiellement, être un Last.FM libre à tous points de vue. Or, j’ai eu idée d’étendre ses fonctionalités durant un projet s’échelonnant sur une session. Avec l’accord de mes coéquipiers, si le projet était pour être réalisé en équipe, nous pourrions donner au projet le fruit de nos efforts.

L’idée de “scrobbler” les chansons jouant sur notre ordinateur n’est pas nouvelle. J’ai donc élaboré une idée qui pourrait faire office de preuve de concept et qui, plus tard, pourrait être mise en application si le concept se veut réalisable et intrinsèquement viable.

Le but serait de coupler le service à plusieurs autres systèmes :

Le premier gros morceau comporte d’abord un module d’analyse sonore. Le but serait d’analyser des chansons afin d’en extraire un maximum d’informations : le tempo, la sonorité, etc. Ensuite, un système de classification utiliserait ces données afin d’essayer de classifier automatiquement les chansons dans différentes classes (je sais, l’apprentissage risque d’être ardu). Une fois ces données receuillies, l’utilisateur pourrait demander la génération automatique d’une liste d’écoute (playlist, si vous préférez) selon certains critères. Par exemple, un tempo élévé et tout ce qui touche de près ou de loin à du hard rock. La transition entre les chansons devrait se passer relativement en douce (donc pas de techno au pop en passant par du métal). Cette liste d’écoute pourrait alors être sauvegardée au format XSPF ou pls afin d’être enregistrée sur son baladeur.

Le deuxième gros morceau rejoint une philosophie plus importante. La base de données d’une instance devra contenir les chansons disponibles sur des services de partages de musique libre de téléchargement. Je pense nottament à Jamendo dont j’ai déjà fait mention ici. Les chansons auraient été pré-analysées et catégorisées automatique et par l’aide des utilisateurs. Parce que leur musique est disponible gratuitement, l’idée d’analyser les chansons devient possible.

Ensuite, reste à joindre les deux morceaux ensemble : rendre la musique disponible en écoute sur des serveurs de diffusion électronique (je pense à IceCast comme serveur) dont les listes d’écoute auront été générées automatiquement. Et c’est ici que la preuve de concept apparait : si le tout se veut efficace et que les utilisateurs sont intéressés, l’intégration de publicité non-intrusive pourrait permettre un certain revenu qui serait distribué aux musiciens durant un période donnée. Je suis conscient que ce n’est pas un moyen de faire vivre tous les artistes et que l’argent de la publicité généré par les serveurs d’écoute ne serait pas vraiment important. Surtout compte-tenu des frais de bande passante, de maintenance, etc. Au moins, le service pourrait vivre et faire découvrir la musique aux utilisateurs.

De plus, les utilisateurs pourraient voter et donner leurs opinions. Autant sur les artistes qu’ils écoutent que sur la qualité du service.

C’est donc l’idée préliminaire d’un projet que je voudrais, et aurait du plaisir à, développer. Qu’en pensez-vous?

Cher Vidéotron.

Au début de la semaine, j’ai reçu la visite de représentants de Vidéotron, plus spécifiquement pour leur service Internet. Ceux-ci ne semblaient même pas être au courrant que nous avions déjà été déservis par la compagnie dans le passé et que nous avions changé de fournisseur. Sans nous demander les raisons qui nous ont poussé à agir de la sorte, on m’a tout de suite dit que le service que j’utilisais était probablement de qualité (à quel point de vue?) inférieure. On m’a donc proposé un forfait qui m’aurait donné droit à un service semblable, mais pour presque le double du prix. Presque semblable parce qu’il était plus rapide en aval.

J’ai discutté avec les représentants dans le cadre de porte pendant un moment pour me rendre compte qu’ils n’étaient pas vraiment au courrant de la gestion des clients, qu’ils n’en savaient rien à propos des plans futurs de Vidéotron et qu’ils n’étaient au courrant que lorsque les mesures étaient mises en vigueur. En fait, l’un d’entre eux m’a même dit que “il n’est pas illégal de télécharge du contenu depuis les sites de partage” alors que nous parlions de P2P. On m’a remercié de mon temps en me spécifiant qu’on a jeté un papier dans ma boîte aux lettres expliquant leurs forfaits.

À Vidétron, je dit donc ceci : Vous êtes pire que Bell en se sens où vous nous donnez de la paperasse et vous osez venir me solliciter à ma porte en n’ayant non seulement aucune information sur vos anciens clients, mais en ne donnant aucune informations à vos représentants sur votre propre service. J’aimerais donc que vous arrêtiez de me faire perdre mon temps.

Sans rancune aucune,
MD

Revue de 2008 et prévisions pour 2009

L’année 2008 a été pour moi très enrichissante à plusieurs points de vue, nottament grâce à mes deux stages chez Akoha. Voici une brève liste de mes certains de mes accomplissements et choses que me soient arrivées en 2008:

Somme toute, j’ai eu une année 2008 remplie qui a su me satisfaire à plusieurs niveaux.

Et puis j’ai pris le temps d’établir une liste, non exhaustive, de buts à atteindre pour 2009:

  • Développer une application à l’aide de Django et l’utiliser (logique);
  • Distribuer et/ou contribuer à une application Web développée avec Django;
  • Promouvoir de façon plus importante la distribution et le transfert de connaissance;
  • Faire un petit projet en électronique (avec l’arduino?!);
  • Quitter WordPress de façon définitive, du moins pour ce qui attrait à ce blogue.

Je sais pertinamment que je suis floue dans cette liste, au même titre que je l’ai souvent (pour ne pas dire toujours) été. Vous en saurez plus au courrant de l’année si jamais ces projets se concrétisent.

J’ai fort probablement oublié de parler de certaines choses que j’avais en tête, la mémoire étant ce qu’elle est. Si tel est le cas, je le ferai savoir.