Cheminement post-universitaire

À la mi-août, j’aurai complété mon troisième et dernier stage requis à la complétion de mon baccalauréat régime coopératif. Il ne me restera que deux sessions de cours, une à l’automne, une à l’hiver, composées respectivement de 5 et 4 cours de 3 crédits chacun, ou équivalent. Et ainsi arrive la question fatidique : que faire ensuite? Aller sur le marcher du travail, possiblement pour une des entreprises où j’ai fait mes stages, ou continuer à apprendre dans un milieu scolair que ce soit au premier ou deuxième cycle universitaire?

Pour beaucoup d’étudiants, la fin du premier cycle universitaire signifie le début (ou la continuation, c’est selon) sur le marché du travail à temps plein. Les semaines à 35 ou 40 heures de travail, l’épanouissement et le dépassement de soi à travers son travail pour lequel on a si longuement étudié. Et c’est logique. Après tout ce temps, notre concentration et notre désir de rester assis en classe diminuent.

Pourtant, l’Université de Sherbrooke offre depuis peu (ou va offrir) une maîtrise de cours en informatique. Un programme focussé sur les cours, mais où on a quand même un projet à réaliser avec présentation et rapport à produire, mais pas aussi volumineux qu’un mémoire. Par contre, ceci est intéressant parce que si un étudiant souhaite faire une maîtrise sans nécessairement aller vers un doctorat, c’est le chemin à prendre, car, disons-le, une maîtrise de recherche sans doctorat est relativement une perte de temps.

D’un point de vue plus personnel, j’ai toujours eu une passion pour apprendre, spécialement pour tout ce qui touche à l’informatique. Je suis autodidacte. De plus, j’ai toujours aimé l’ambiance qui règnait sur le campus universitaire. Pour moi, le travail doit être la suite logique des études. L’endroit où, selon mon vécu, je cesse d’apprendre des champs d’intérêts et j’applique. Alors l’idée de me trouver un emploi ne me parrait pas attirante à priori, spécialement si le dit emploi ne me permet pas d’explorer de nouvelles choses, situation qu’on a tous connue.

Durant la dernière session universitaire, j’ai pris un cours d’intelligence artificielle. Bien que le contenu était un peu limité, ce qui est compréhensible vu le nombre d’heures, je l’ai bien apprécié. Je crois en être rendu à cet étape dans mon apprentissage. Après tout, le Web devient de plus en plus démocratisé et avec de plus en plus de données générées par les utilisateurs, il y a quelque chose d’intéressant à faire. Ceci pourrait (notez le conditionnel) me permettre d’explorer plus en profondeur ce domaine, ou même d’autres dont je n’ai aucune connaissance.

Mais pourquoi est-ce que je considère l’Université comme une solution moins intéressante? La réponse est très simple : j’évalue mon parcours universitaire comme dispensable. Pour une personne comme moi en tous cas. Il y a plusieurs raisons énoncées dans un article écrit par Don Tapscott intitulé The Impending Demise of the University (La disparition imminente de l’Université). Bien que l’article critique généralement les grandes Universités américaines, je crois que plusieurs arguments s’appliquent directement et indirectement à mon cas.

Plus spécifiquement, je considère l’implication des professeurs comme responsable de ce sentiment. Certes, ils sont peu nombreux pour le nombre de cours qu’il y a à offrir, mais il n’y a plus, comme il y a 10-15 ans, des classes d’au minimum 60 étudiants. Je pense aussi avoir eu des attentes probablement trop élevées face à l’Université. Mais ça, c’est pour un autre billet.

Pour résumer, mon dilèmme est que je ne sais pas si j’aurais enfin un environnement scolaire stimulant si je choisis de faire une maîtrise, peu importe le domaine, ou si je ferais mieux d’aller étancher ma soif de connaissance en terminant ainsi mes études et commencer sur le marcher du travail. Si vous avez fait ou faites une maîtrise et que vous pensez que vos expériences me seraient utiles dans mon choix, n’hésitez pas. Et si vous regrettez ne pas avoir continuer vos études, faites-m’en part aussi!