Première Apparition de Québec Solidaire

Il y a moins d’une semaine, le nouveau parti politique Québec Solidaire réunissait quelques 300 membres pour prendre positions sur certaines questions. Merci au média d’en avoir fait un reportage de 30 sec., car c’est à coup de 30 secondes qu’on se forge une idée et ainsi un Québec, les gens sont sensiblement on ne peut plus au courrant des décisions prises lors de ce rassemblement.

Je dois l’admettre, certaines promesses semblent intéressantes à premier regard, mais lorsqu’on s’y attarde un peu plus, ça n’a rien de très enchanteur à long terme. Je pense premièrement au salaire minimum qui passerait à 10$ de l’heure. Non pas que je sois contre l’augmentation du salaire minimum. Au contraire, je crois qu’il devrait, au moins, augmenter au même rythme que le coût de la vie. Cependant, une inflation si rapide ne serait pas sans conséquences.

À court et à moyen terme

D’un point de vue purement orienté individus, l’euphorie immédiate n’est pas souhaitable à grande échelle. Avec les problèmes d’éducation que nous connaissons aujourd’hui (écoutez notre première ballado-diffusion à Colin et à moi), un déséquilibre social serait vite créé. On sait tous que le nombre d’universitaires diplômés est faible au Québec. Or, avec un salaire minimum plus élevé, je crois que la relève serait plus incitée à délaisser les études supérieures pour aller travailler en usine comme tel est le cas, entre autres, au Centre-du-Québec. Les parents manquent à promouvoir les études supérieurs et le modèle économique tel qu’il est rendu aujourd’hui semblent avoir raison sur les arguments en faveur de rester en classes à la suite de la fin des études obligatoires.

D’un autre côté, soit celui des entreprises, je crois que ça serait pire. Beaucoup de PMEs ne pourraient se permettre d’augmenter si rapidement le salaire de bon nombre d’employés. Certains services seraient mis au rancart dû à l’augmentation du chèque de paie de ses employés ce qui auraient pour effet d’augmenter les tarifs de l’entreprise en question et faire fuir, jusqu’à un certain point, la clientèle.

Bien sûr, ces scénarios sont fictifs et ne reflètent probablement pas la réalité, quoi que fort probables.

À long terme

Avec le temps, le coût de la vie aura augmenté, par rapport à avant la hausse du salaire minimum, pour répondre à l’augmentation du salaire moyen. Ainsi, nous nous retrouvons dans le même bateau qu’au départ : des revenus tout autant insatisfaisants. Par contre, advenant le cas des PMEs à court terme décrit ci-haut, la hausse du salaire aura eu raison d’une centaines d’entreprises québécoises.

De plus, une question reste sans réponse puisqu’en aucun cas Québec Solidaire s’y est prononcé. Qu’arriverait-il avec les impôts ? Est-ce que le plateau d’imposition le plus bas, soit celui du salaire minimum actuel, grimperait jusqu’au nouveau minimum ? Sinon, je crois que les familles se retrouveraient avec encore moins dans les poches contrairement à celles du gouvernement. Peut-être que ces fonds supplémentaire serviront, tel que prévu dans les propositions du parti, à subventionner les PMEs

Y a-t-il des solutions ?

D’abord, je dois avoué n’avoir que critiqué les propositions les plus propices qu’a suggéré Québec Solidaire. Cependant, je crois que mes points sont très valides et que certaines décisions, bien que belles en superficie, peuvent s’avérer néfaste contre les Québécoises et Québécois et ce, que ce soit à court et/ou long terme.

Encore une fois, j’aimerais apporter une autre proposition que n’a pas, à priori, divulgué le parti, soit celle de la semaine de travail de 35 heures. Couplée avec l’augmentation du salaire minimum, cette proposition ferait en sorte de minimiser l’inflation et ainsi éviter quelques problèmes à moyen terme. De plus, ceci permettrait aux parents d’avoir quelques heures de plus par semaine avec leurs enfants (ou pas… dépendamment s’ils priorisent leurs progénitures), de travail sur des intérêts plus personnels ou autre.

Toutefois, j’aimerais spécifier clairement que les intentions initiales du nouveau parti politique semblent bonnes et orientées vers la populace québécoise. Si jamais quelques unes de celles-ci sont respectées si jamais Québec Solidaire entre au pouvoir, je pourrai dire que ce fut une grande victoire pour le Québec.

Pour de plus amples informations sur les propositions du parti, consultez la page officielle réservée à cet effet.