420.A0@cégep de Drummondville en phase terminale

Ça y est. J’en suis rendu au point de ma vie où le cégep n’est qu’histoire ancienne. Seul le stage supporte le canoe sur lequel je vogue vers l’océan de la vie. Aujourd’hui, j’ai fait mon entrée chez Centraide Centre-du-Québec afin d’y réaliser un stage de 10 semaines. Stage pendant lequel j’aurai à écrire deux rapports afin, d’abord, qu’on puisse m’évaluer, ensuite, je crois que je le fais par plaisir personnel ; pour me remémorrer cette étape. Pendant toute la session, au cégep, on ne nous a jamais demandé de faire l’éloge des choses qui nous ont touchées ou, encore mieux, frustrées, choquées. C’est donc par le biais de ce blogue que je ferai mes commentaires tout en restant des plus diplômates et, surtout, en ne visant personne en particulier.

Ce fut un long processus de réflexion qui précéda ce billet afin de faire ressortir un message constructif. D’abord, je dois dire que je suis entré au cégep avec un idée peu orthodoxe que probablement seul moi avait (ou presque) en entrant au cégep. Cette idée, que je ne divulguerai pas ici, j’en sors avec.

Le premier point est celui que probablement mes compagnes et compagnons ont fait ressortir le plus est celui de la rénumération des stages. Je corrige : compensation monétaire accordée aux stagiaires. Je comprends très bien que les stages ne sont pas rénumérés comme pour beaucoup de gens dans d’autres techniques. Cependant, et ce n’est qu’un point de vue (on devra justifier pour que je change d’avis), je trouve la compensation monétaire un peu faible d’abord compte-tenu du coût de la vie et ensuite le fait que nous soyons très peu en informatique avec des besoins de plus en plus grandissant. J’admets que certaines compagnies ne pourraient pas se permettre de nous compenser monétairement si le montant était bien plus.

Toujours concernant les stages, tel que dit précédemment, les besoins en informatique des compagnies sont sans cesse grandissants, je crois qu’il serait bien d’offrir aux étudiants le choix entre au moins 2 stages, ou du moins, leur laisser croire qu’ils ont le choix en offrant 2 possibilités dont 1 est offerte à 2 étudiants par exemple. De cette façon, les étudiants pourraient mettre plus d’efforts dans l’étude des choix qui leurs sont offerts, passer des entrevues (on en passe jamais assez qu’il est bon de se pratiquer). Inciter les compagnies à venir rendre visite aux étudiants pendant la session afin de les rencontrer.

Ensuite, vous nous avez si bien enseigné le fait qu’il faut rester à l’écoute des nouveautés. Je crois qu’il serait bien que le cégep en fasse aussi. Je m’explique. En 2006, les logiciels ouverts et/ou libres sont une réalités. Non pas que je n’aime pas travailler avec des logiciels propriétaires, mais les logiciels opensource (pour raccourcir le texte) offrent beaucoup d’avantages :

  1. Ils permettent aux étudiants de les utiliser où ils veulent (dépendamment de la licence, mais c’est souvent le cas). Plus question de devoir remettre un devoir dans un format propriétaire fermé. Qu’est-ce que cela change qu’un programme compile avec GCC plutôt que BCB ou VC++ ? Qu’est-ce que cela change qu’un diagramme de Gantt soit fait avec MS Project ou OpenWorkbench ? Qu’est-ce que cela fait qu’une documentation soit enregistrée avec MS Word ou encore un format ouvert comme ODT alors que certaines suites bureautiques gratuites ouvrent les deux ?
  2. L’utilisation de Linux permet aux étudiants de découvrir les concepts fondamentaux que Unix a implantés il y a plus de 30 ans et que Microsoft tente petit à petit de les recréer (à leur manière, il faut le notter). Je ne veux pas nommer ici les 2 semaines des 6 sessions que nous avons passées avec Linux. Non. Je veux simplement faire prendre conscience que Linux est une réalité qui existe chez beaucoup d’entreprises et que bientôt, sur les ordinateurs de bureaux, il le sera aussi. Tous pendant les 2 semaines avec Linux avaient les yeux grands ouverts. Ils avaient soif de connaissance, de nouveau puisqu’ils pouvaient expérimenter des choses qu’ils ne pouvaient pas faire habituellement sous Windows.
  3. Les logiciels libres permettent aux étudiants de s’épanouir et d’appronfondir leurs connaissances en analysant les codes sources. Encore là, la présentation de bons et mauvais codes sources pourraient se faire pour démontrer les bonnes et moins bonnes pratiques de programmation.

Tout en restant dans les logiciels libres versus propriétaires, je suis conscient que la suite Visual Studio ainsi que le Framework .NET sont très répendus (et VB6 dans la région de Drummondville). Je crois parcontre que le cégep crée la demande avec de l’offre. Certains d’étudiants qui sont sortis il y a 1 ou 2 ans ont intégré PHP dans leur milieu de stage qui, soit dit en passant est gratuit, ouvert et libre (jusqu’à un certain point). Je sais que le cégep a déjà enseigné l’ASP et c’est pourquoi j’apprécie le déploiement de solutions PHP dans les entreprises de la région. Cela démontre que PHP est un langage assez puissant pour les PME, mais aussi qu’elles sont prêtes à passer certains logiciels du monde propriétaire au libre. Vous avez chosi Java pour nous enseigner la programmation orientée objet alors que vous auriez pus prendre un autre langage développé par Microsoft (pour ne pas nommer C#) et ainsi créer la demande en envoyant l’offre.

J’ai déjà donné beaucoup de mon temps pour le bien-être des étudiants nottament par le comité de programme qui est reparti lorsque je suis entré au cégep. J’ai aussi assisté à toutes les rencontres départementales, là où j’ai fait la requête de changer l’épreuve synthèse. Je réitère encore, l’épreuve synthèse que j’ai dû faire avant d’aller en stage n’évalue en rien mes compétances en tant que programmeur et encore moins en tant que technicien en informatique. J’aurais dû certes donner plus de mon temps, mais cela m’était impossible en jumelant études et travail. C’est pourquoi j’ai exprimé dans ces dernières lignes mes derniers souhaits pour rendre le cégep à l’heure du temps et pour espérer propager un peu les bienfaits de l’informatique telle qu’elle est en 2006.
J’apprécierais vos commentaires (positifs comme négatifs) à ce billet afin de voir votre réaction.

  • Vivrass

    C’est très bien les logiciels libres. Personnelement, aussitôt que j’ai du temps, je vais commencer à les approfondir puisqu’ils nous donnent une petite base à l’université, mais c’est jamais assez.

    Le seul problème avec les logiciels libres, c’est qu’on dirait que les professeurs ne sont pas prêts à modifier leur cours. Ils ne sont pas prêts à réapprendre quelque chose qu’ils connaissent déjà. C’est peut-être la peur de l’inconnu ou la peur du travail qui les empêchent de progresser.

    Si ce n’est pas ça, je ne vois pas le problème pourrait être où. L’école sauve de l’argent en achetant pas de licence propriétaire. Les élèves arrivent sur le marché du travail en proposant aux entreprises de diminuer leur dépenses en n’ayant pas, comme l’école, à acheter de licences.

    Donc, tout ça pour dire, arrêtons d’enseigner le propriétaire et enseignons les logiciels libres.

  • Personnellement, je suis d’accord aussi envers les logiciels libres. Je suis présentement en stage chez GFI progiciels en France et croyez-moi, ici, il n’a rien de propriétaireappart leur logiciel de programmation. L’entreprise n’ira pas acheter 100 licenses pour la suite d’Office tandis qu’il peuvent simplement utiliser OpenOffice.

    Nous rentrons dans une nouvelle ère de l’open-source et vous verrez dans quelques années que leur utilisation s’expentionnera! A+! 🙂

  • Le point n’est pas que le Cégep devrait utiliser des logiciels libres. C’est plutôt le fait que je n’ai jamais entendu ne serait-ce qu’une seule fois l’expression “Opensource” ou “logiciel libre” de la part d’un professeur.

    Au point où nous en sommes, je crois qu’une veille technologique est de mise, même si ça demande beaucoup de temps et d’énergie. Ils n’ont probablement plus la passion qu’ils avaient pour l’informatique lorsqu’ils avaient notre âge et c’est comprenable aussi.

    De plus, je crois que le simple fait de proposer des solutions/choix aux étudiants plutôt que leur en imposer un s’avère bénéfique pour les étudiants, mais aussi pour les professeurs. Ça peut parraître annodain, mais le simple fait de pouvoir démontrer les forces et faiblesses des logiciels, mais aussi de leurs interfaces démontre qui ont est.

    M’enfin, j’ai mon opinion sur le sujet. Il faut dire que j’étais l’un des seuls défenseurs des logiciels libres. Dommage que je n’aie pas pus faire plus pour la SQIL 2005… ou que je n’aie pas pus avoir plus d’appuis des séniors.

  • Pingback: Autre-Chose » Demain confirme la fin - besoin d’opinions.()

  • Bonjour,
    J’ai peu de commentaires à ajouter à tes écrits… Je m’y connais relativement peu en informatique, alors encore moins en programmation. Je peux cependant confirmer un fait : dans les établissements d’enseignements, quels qu’ils soient, il est rare de pouvoir toucher aux toutes dernières technologies, malgré le fait que nous soyons en apprentissage. Comment, alors, espérer tirer le meilleur parti d’un cours, d’un enseignement, alors même qu’à l’entrée sur le marché du travail, nous serons «dépassés» ?
    Cela dit, je ne peux t’offrir un commentaire particulier sur tes opinions, mais je peux te proposer, à titre gracieux, mes services de révisions ! Si tu le désire et que tu en as besoin, fais-moi parvenir ton texte en pièce jointe et je veillerai à le corriger !
    En tous les cas, bonne chance… et félicitation pour cette fin qui, j’en suis persuadée, n’est que le commencement d’une grande et belle carrière !