Les Barnaked Ladies et leurs clés

Cette fois, j’avoue ne pas comprendre. Hier on apprenait que le prochain album des Barenaked Ladies serait disponible sous format… clé usb 128 megs. Il y a deux choses qui me tracasse à propos de ce fait.

De un, il semblerait que sur cette clé, il y aurait des chansons (normal, puisque c’est un album), des vidéos, et d’autres matériels dit exclusifs. Est-ce moi ou 128 megs est trop peu pour contenir tout ça. Je veux dire, tant qu’à payer 30$ US pour obtenir la clé et des chansons en (probablement) 128 kbps, j’aimerais autant ne pas payer pour autre chose que les chansons, mais acheter un minimum de qualité (je mets tous mes albums en 192 kpbs minimum). De plus, cette clé serait réutilisable. Rien de plus n’est dit à ce sujet, mais si on permet l’écriture sur ce bidule, et qu’il est réutilisable, cela voudrait dire que les fichiers au format MP3 pourront être transféré sur PC préalablement. Mais encore, toujours selon les spéculations, la clé pourrait être jouée à partir de PC et de Mac. Or, si on veut protéger le moindrement le transfert des MP3 vers l’ordinateur, il faudrait qu’un logiciel soit installé pour décrypter les fichiers avant de les lire, comme quoi les MP3 transférés seraient illisibles sans le programme. Encore là, il semblerait qu’on puisse brancher la clé dans les radios d’auto dottées de cette capacité. J’avoue ne plus rien comprendre.

Avec les DRM (la gestion digitale des droits [d’auteurs]) de plus en plus présent dans tout ce qui touche à la technologie, les Barenaked Ladies arrivent avec une clé USB avec son contenu qui, à prioris, pourrait être entièrement transféré sur un ordinateur quelconque et donc permettre le partage via des réseaux P2P encore plus rapidement qu’avec un CD contenant, par exemple, le récent rootkit à la Sony ou d’autres protections dont il faudrait trouver une voie de contournement. J’en viens qu’à me demander si la compagnie distribuant le produit final n’aurait pas trouvé un nouveau type de protection offrant tout ce qui est offert sur la clé de façon efficace. Mais il en est dur à croire puisque en aucun cas on a mentionné Windows ni Linux dans l’article. Et comme les deux systèmes d’exploitations sont très différents et n’ont pratiquement jamais eu de portage d’applications commerciales comme pour le couple Windows et Mac OS… Dans tous les cas, on est rendu loin des bons vieux CD-Rom où les distributeurs ne se préoccupaient pas des droits d’auteurs et où les droits de possession étaient encore respectés.

À suivre…