Je me souviens… ?

Jeudi dernier se tenait une manifestation inter-régionale à Drummondville pour démontrer notre mécontentement face aux offres faites et acceptées par la FEUQ lors de la grève au printemps 2005. Tout le monde sait que la CASSÉE s’est fait tenir à l’écart des négociations et n’a jamais accepté les maigres compensations comparé à ce que nous avions avant les coupures (103 millions de plus au lieu de 103 millions… retrouvés progressivement d’ici 5 ans). Or, une marche s’est tenue pour démontrer que nous, jeunes étudiants, n’avons toujours pas oublié ce que le ministre Fournier a probablement dû.

Malheureusement (selon moi), la marche n’a pas eu beaucoup de conséquences vu l’ampleur. J’ai participé à la dernière moitié, puisque mes cours m’en n’ont pas permis autrement, mais semble-t-il que 77 étudiants étaient de la partie au départ. De plus, je ne crois pas qu’on ait parlé de nous dans les médias télévisuels (je me trompe peut-être ici) ou sinon, très peu.

Voici ma déclaration face à cet événement :

Chers gens du Québec, vous étiez nombreux à nous appuyer la session dernière lors de nos mouvements de manifestation. Que s’est-il passé ? Vous ne nous claxionniez plus lors qu’on vous faisait attendre aux lumières rouge, vos moteurs allumés alors que vous contestez le prix de l’essence. Avez-vous oublié ? Vos plaques sur vos voitures nous disent autrement.

Et vous chers policiers, pourquoi fallait-il nous tasser lorsqu’une voiture voulait circuler ? C’était sensé être des moyens de pression ! Vous êtes en négociations vous aussi, pour ma part, je militais pour vous aussi, tout comme pour les CPE, tout comme pour les syndiqués. Vous auriez dû manifester avec nous votre mécontentement tout en faisant votre boulot ; une pierre deux coup. En plus, vous auriez été payé pour le faire. Vous étiez plus de voiture à nous surveiller que je n’en ai jamais vu à Drummondville. Une 20aine sinon plus.

Nous sommes plusieurs au Québec a négocier chacun de notre côté, mais au lieu de s’unir et de faire un mouvement de masse, une lutte sociale, on continue chacun de notre côté.

Je n’espère pas être lu par nombre de gens, mais par un seul qui saura convaincre les gens de former, pour une fois, un peuple uni.

Réflechissez-y

Pour finir, je vous laisse quelques images de l’événement et vous pouvez toujours aller visiter le pauvre album dans ma section photo.