Hah… cette langue française

Je rêve du jour où les médias n’annonceront plus de nouvelles que pour gagner en popularité. Malheureusement, cet espoir est disparu il y a belle lurette. Alors, je me suis résigner à espérer, mais sur un autre front. Celui où les médias utiliseront le français adéquatement, tel qu’on devrait nous l’enseigner à l’école, et à la maison pendant notre jeune âge.

Encore là, tout ceci semble anodin à leurs yeux et inespéré dans mon cas. C’est en écoutant le merveilleux poste qu’est TVA que tout ceci est disparu. Et je cite ici un dialogue entre l’animateur et un reporter. Tout débute biensûr avec l’animateur qui dit que les hausses du prix de l’essence ne font pas que mal aux automobilistes. Le reporter enchéri que non, ayant lui-même discutté avec “les gars des autobus jaunes” (merci pour cette description détaillée) qu’eux aussi souffraient de l’ordinaire qui se chiffre à 108.4 ¢/l.

Voilà, il n’est pas question ici des mots “gars des autobus jaunes”, mais plutôt de l’exactitude des mots employés. Je m’explique. On s’entend tous pour dire qu’un automobiliste est une personne conduisant une automobile. Pourquoi donc ne qualifions-nous pas les “gars des autobus jaunes” comme étant des automobilistes ? Pour ma part, les chauffeurs de camions, de taxis, d’autobus, etc. sont aussi des automobilistes lorsqu’ils exécutent leur routine quotidienne, seulement qu’ils ont une qualification de plus.

Je ne sais pas si c’est la notion d’héritage en informatique qui me fait penser ainsi, mais à force de confondre les deux, il me semble clair que la population va se mettre à faire les mêmes erreurs ici et là dans leurs paroles, leurs écrits, etc.

Je termine en spécifiant qu’il ne faut pas mettre le blâme que sur l’animateur, mais sur la personne qui est payée pour écrire ce que ce premier lit devant peut-être un million d’auditeurs. De plus, les textes seraient non seulement d’une plus grande richesse, mais, selon moi, seraient beaucoup plus accrocheurs pour nous, téléspectateurs.