Hah… cette langue française

Je rêve du jour où les médias n’annonceront plus de nouvelles que pour gagner en popularité. Malheureusement, cet espoir est disparu il y a belle lurette. Alors, je me suis résigner à espérer, mais sur un autre front. Celui où les médias utiliseront le français adéquatement, tel qu’on devrait nous l’enseigner à l’école, et à la maison pendant notre jeune âge.

Encore là, tout ceci semble anodin à leurs yeux et inespéré dans mon cas. C’est en écoutant le merveilleux poste qu’est TVA que tout ceci est disparu. Et je cite ici un dialogue entre l’animateur et un reporter. Tout débute biensûr avec l’animateur qui dit que les hausses du prix de l’essence ne font pas que mal aux automobilistes. Le reporter enchéri que non, ayant lui-même discutté avec “les gars des autobus jaunes” (merci pour cette description détaillée) qu’eux aussi souffraient de l’ordinaire qui se chiffre à 108.4 ¢/l.

Voilà, il n’est pas question ici des mots “gars des autobus jaunes”, mais plutôt de l’exactitude des mots employés. Je m’explique. On s’entend tous pour dire qu’un automobiliste est une personne conduisant une automobile. Pourquoi donc ne qualifions-nous pas les “gars des autobus jaunes” comme étant des automobilistes ? Pour ma part, les chauffeurs de camions, de taxis, d’autobus, etc. sont aussi des automobilistes lorsqu’ils exécutent leur routine quotidienne, seulement qu’ils ont une qualification de plus.

Je ne sais pas si c’est la notion d’héritage en informatique qui me fait penser ainsi, mais à force de confondre les deux, il me semble clair que la population va se mettre à faire les mêmes erreurs ici et là dans leurs paroles, leurs écrits, etc.

Je termine en spécifiant qu’il ne faut pas mettre le blâme que sur l’animateur, mais sur la personne qui est payée pour écrire ce que ce premier lit devant peut-être un million d’auditeurs. De plus, les textes seraient non seulement d’une plus grande richesse, mais, selon moi, seraient beaucoup plus accrocheurs pour nous, téléspectateurs.

  • c-a

    et le pire, c’est qu’on est si habitués qu’on ne s’en rend même plus compte…

    pour comparaison, la france utilise selon moi, un niveau de langue supérieur, et je crois qu’ils font bien

  • Je dois avouer, les Français ont de la classe. Et oui, j’affirme que leurs utilisations des termes aux bonnes places doivent surpasser les nôtres.

  • Hassana Toukour

    Effectivement, moi aussi je trouve que la langue française est trop massacrée au Québec. Pourtant, c’est la seule province francophone dans le Canada. On pourrait donc penser que les Québécois respectent jalousement leur langue, mais hélas ! Enfin, ils se respectent quand même puisqu’ils sont différents des autres provinces. Mais alors pourquoi ne pas utiliser un bon vocabulaire et utiliser des mots tout en Français ? Dire “carte mère” n’est pas plus compliqué que de dire “motherboard” tout de même !

  • mireille

    Mon commentaire ne sera pas directement lié à ton entrée mais au sujet principal : la langue française.

    Dire gaminet au lieu de “tee-shirt“, grille-pain au lieu de “toaster“, stationnement au lieu de “parking“… Des petits détails comme ça, ça serait déjà un début à tout. Pourquoi utiliser autant d’anglicismes alors que notre langue nous offre toutes sortes de possibilités?

    Et que dire de la maudite réforme en ce qui concerne les cours de français? Les règles changent d’année en année et bientôt, afin de simplifier l’apprentissage des pauvres petits étudiants, nous nous mettrons à écrire en attardé et nous serons applaudit pour ça. Hourra!

  • C’est exactement pourquoi je mets des chemises, ne prends pratiquement pas mon auto, mais un vélo et fais cuire mon pain dans un petit four. 😛

  • Marielle

    En réponse aux propos de Mireille, je lui ferai remarquer que les mots “tee-shirt ou t-shirt”, “toaster ou toasteur”et “parking” sont dans le Larousse de 1993.

    Si les Français baignaient comme nous dans une mer d’anglophones ils seraient pires que nous, puisque leur langue est déjà truffée d’anglicismes. Comme ils sont déjà à quatre pattes devant tout ce qui est américain ils vont finir par leur ressembler dans tout ce qu’il y a de pire.

    Notre français au Québec peut encore s’améliorer, mais pour être allée dans plusieurs régions de France, j’ai entendu des Français parler un français douteux. Mais je continue à adorer ce pays.

    Mireille, vous auriez intérêt à chercher le mot “québécisme” dans le Larousse avant de dire n’importe quoi.